18-12-05...
Une ombre noire sur le cotonneux nuage blanc, un oiseau des cieux créé par ceux dont elle s'est toujours sentie si loins, traversant maintes tempêtes jusqu'à d'autres terres.
Portée par les vents, elle est arrivée. Contrée découverte dans le passé mais chaque année plus inconnue. Les paysages ont changé, modelée par ces êtres hais, la beauté s'est échappée, comme elle...
" Le reste, elle le garde pour elle, pour être sûre de le retrouver..."
28-12-05...
Je ne sais jamais par où commencer. A l'instant où j'écris, mon âme entière est prête à exploser, mes doigts me piquent et m'ordonnent de saisir ce crayon et de continuer à épencher toutes mes pensées (ou un charabia incompréhensible?)
C'est étrange, je suis encore en pleine "crise de surabondance sentimentale" (* et elle se mit à inventer de nouvelles expressions*)mais je me sens vide, encore plus que d'habitude.
Mon espoir s'est consummé, or ce phénix rennaitra encore de ses cendres...oh tendre torture qu'est la vie!
Je regarde la neige tomber, ça ne s'arrête plus, l'épais manteau blanc recouvre petit à petit la mort hivernale. Il n'a pas plu depuis que je suis arrivée, mais le ciel est grisâtre, tant mieux? Le jour est trop clair, et la nuit trop sombre; lentement je me perds dans le dédale grisâtre de l'incertitude...
" De l'ambre orange à ma main droite, une agathe noire à ma main gauche".
pix: moi prise par annne-laure..."cherche sa lumière", parait-il :)
Charles Baudelaire, un si grand auteur...juste un extrait...
" Goûter au plaisir sans en abuser"
[...]Ces pensées, qu'elles sortent de moi ou s'élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L'énergie dans la volupté crée un malaise d'une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses.[...]
C.Baudelaire, Le confitoir de l'artiste, dans le Spleen de Paris